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Jan 21 2017

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Le Règne de Dieu présent, et à venir...

règneLe Règne de Dieu, cette réalité qui, comme la vie, échappe à toute définition, fut sans doute un des termes clefs de la prédication de Jésus .Il évoque une intervention divine dans le monde créé, victorieuse et instauratrice de justice et de paix. Il est proclamé comme existant en même temps qu’impossible à mettre en évidence, déjà présent et encore à venir. Il se dérobe à partir du moment où on croit le saisir ; ce règne est une invitation permanente à aller de l’avant. L'annoncer, c’est dire aux hommes une Bonne Nouvelle, mais au sens fort du mot "nouvelle", toujours nouvelle et jamais acquise. Cette proclamation, les Chrétiens l’appellent "Évangile" , terme qui signifie précisé­ment  "Bonne Nouvelle", et qui désigne la per­sonne du Christ autant que son message. Jésus est à la fois celui qui annonce l’Évangile et celui que l’Évangile annonce.

Signes du Règne de Dieu

En même temps qu’il parle, Jésus donne des signes du Règne de Dieu dont il est le révélateur : ses miracles sont autant de victoires sur le mal. Jésus ne fait pas disparaître comme par magie tous les malheurs du monde; il n’a pas guéri tous ses contemporains, et après lui demeure­ront bien des souffrances. Mais les prodiges accomplis par ses mains sont comme un avant-goût du bonheur qu’il proclame. Sans être l’essen­tiel de sa mission, ils soutiennent sa prédication et la rendent crédible.

Un autre signe qu’il donne, moins extraordinaire pour nous mais tout aussi central, c’est l’accueil sans réserve qu’il accorde à tous ceux qui viennent à lui, quels qu’ils soient. Jésus a scandalisé bien de ses contemporains en se laissant approcher par des publicains, les collecteurs très décriés de l’impôt romain. Mais aussi par des pécheurs publics, des étran­gers considérés par les autorités juives comme impurs ; ce qui ne l’empêchait pas d’être accompa­gné dans ses déplacements par des gens très recommandables. En effet, des dames de la bonne société et autres personnes à la situation bien assise ne jugeaient pas sur les apparences et, pensaient que l’espérance est pour tous, tout comme lui ils ne sélectionnaient pas leurs fréquentations. Le milieu de Jésus devait être un ensemble hétéroclite peu banal, attentif à ses gestes et à ses paroles dans lesquels il trouvait des raisons d’espérer.

Tel est en quelques lignes le climat dans lequel se déroula la période de l’existence de Jésus qu’on appelle souvent sa vie publique. On pourrait en dire plus, mais il faudrait alors réécrire tout l’Évangile. Pourtant, il y a bien des choses qu’il est pratiquement impossible de savoir : l’itinéraire précis suivi par le groupe dans ses déplacements ou la durée exacte de cette mission. Les disciples de Jésus ont centré leur attention sur la personne de leur maître, son enseignement, ses gestes les plus parlants ; ils en ont conservé le souvenir. Les récits évangéliques ont d’abord germé dans la mémoire des témoins.

Un règne qui débute par la mort de Jésus-Christ

Sept semaines à peine après la mort de Jésus, l’apôtre Pierre s’adressait aux habitants de Jérusa­lem pour leur annoncer que Jésus était le Messie attendu par les juifs. Il était ressuscité, et que leur culpabilité était grande de l’avoir laissé mettre à mort. Le Dieu de pardon était pourtant prêt à ne pas leur en tenir rigueur et à leur ouvrir les voies du salut moyennant un repentir sincère. Selon les Actes des Apôtres, c’est ce jour-là, jour de la fête juive de la Pentecôte, que s’inaugura la prédication publique de l’Église (Ac 2,1-41).

Par la suite, chaque croyant eut à cœur de témoigner de sa foi dans l’espoir de faire de nouveaux adeptes. Paul, par exemple, profitait le plus souvent du sabbat, dans les villes où il passait, pour se rendre à la synagogue et annoncer la résurrection de Jésus dans le cadre de l’homélie qu’on l’invitait à prononcer après les lectures de l’Écriture. Une autre fois, à Athènes, il se mêla aux curieux qui traînaient sur le Forum et se mit en devoir de convaincre les passants, sans grand succès, d’ailleurs.

Une telle prédication à des juifs ou à des païens n’amenait pourtant guère à parler de la vie même de Jésus de Nazareth, dont les auditeurs ignoraient souvent jusqu’au nom. Elle se résumait essentielle­ment en ceci : le Dieu d’Israël a ressuscité un homme mis à mort sous la pression des autorités juives ; il partage maintenant la gloire de Dieu, et cet événement est central pour le salut du monde : "Si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé" (Rm 10,9). Finalement le cœur de la foi Chrétienne est la foi en la Résurrection. Sans cela, le message délivré par le Christ reste pour les non convertis un message spirituel, d'un "grand maître" parmi d'autres. Socrate, Bouddha et bien d'autres, n'ont pas perpétué leur message par l'assurance d'une Vie à venir en Dieu, c'est avouons-le, une énorme différence.

Cet article est un extrait adapté du livre " L'histoire des Evangiles" de Michel Quesnel ( 1987)

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